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Dernière mise à jour: 19 janvier 2023
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Downtown

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Récupéré de : ‘Ministère de l'infrastructure du Grand Montréal’ [ministere.infrastructure.cgm.ca]
Titre : Downtown (CARTE DE)
Auteur : s.a.
Date : 18 décembre 2021

Image récupérée: 010120 - 01 - Downtown_District_Montreal. [ministere.infrastructure.cgm.ca]

Récupéré de : ‘Ensemble’ [Ensemblemag.ca]
Titre : Redécouvrons les quartiers de Montréal : Downtown
Auteur : Justin Cornwall-Ladry
Date : 15 janvier 2022

Le Redlight est le cœur battant du centre-ville de Montréal. Les murs sont recouverts de néons publicitaires pour des bordels, des clubs de nuit, des bars, clubs privés, hôtels, motels discrets et de tous les commerces imaginables. Dans le Redlight, la spécialité locale sont les bordels. Il y en a des centaines: de façon à répondre à tous les vices, peu importe la taille de leur portefeuille. Le Redlight de Montréal est un des seuls endroits en Amérique du Nord où le travail du sexe est réellement légalisé (plutôt que simplement toléré par les forces de police exténuées) … ou du moins, c'est légal, SI l'établissement réussit à obtenir un permis.

J’arrive avec quelques minutes en retard au Campus, un centre commercial près de la Trench, dans le Redlight. Je descends les escaliers vers un espace central, où les acheteurs peuvent s’asseoir avec leurs courses de la journée. Je vais y rencontrer d’une jeune femme du nom de Barbara, qui travaille comme serveuse dans un des innombrables restaurants du Redlight. Je l’aperçois derrière la grande baie vitrée dans la place centrale où j’aboutis. Elle est installée, un café à la main, à une table qui siège deux, dans une pièce qui me frappe, avec raison, comme une cafétéria reconvertie. Le Campus était auparavant un campus universitaire, et certaines pièces trahissent encore son héritage.

Notre objectif est qu’elle me guide au travers d’un vendredi soir typique dans le Redlight. Avant cela, nous nous rencontrons pour visiter les autres quartiers du district. Nous échangeons quelques plaisanteries. Elle m’explique des détails de sa vie dans le quartier :

« J’ai toujours aimé venir ici, personnellement. C’est une belle place pour venir rien faire. C’est grand, ils ont gardé assez d’espaces où s’asseoir, les néons ne sont pas trop forts, il n’y a pas trop du type de monde qui voudraient m’arracher les yeux pour les revendre » (elle point ses implants cyberoptiques.) « Ça fait un peu drôle, prendre un café ici, acheter du linge, se connecter à un BD parce que je sais que ma mère a étudié dans les mêmes pièces où j’ai fait tout ça. Elle n’a jamais vraiment aimé ça venir me chercher ici quand j’étais adolescente. »

Image récupérée: Le Campus tire son nom du fait qu'il est situé sur l'ancien campus d'une université montréalaise. [ensemblemag.ca]

Notre premier arrêt est dans le Chinatown. Contrairement à ce que son nom semble indiquer, la population ici est composée en plus grande partie d’une diaspora d’Asie du Sud-est, particulièrement du Vietnam. Les Chinois ont gardé une place importante dans la culture locale, m’explique Barbara, mais depuis l’arrivée des Vietnamiens, les tensions restent hautes. Nous passons sous le paifang sur le boulevard Saint-Laurent : un dragon holographique doré orbite autour de la structure. Des touristes européens le prennent en photo.

Les grandes avenues du Chinatown sont encadrées de restaurants, de magasins et de toutes sortes d’attrape-touristes, mais ce ne sont pas ces grandes avenues qui rendent le Chinatown de Montréal spécial. Barbara nous fait tourner dans une ruelle, où une infinité de kiosques de toutes les tailles tentent de capter notre attention. Les marchés de ruelle, où on peut supposément trouver de tout, sont ce qui fait revenir les passionnés et les curieux dans le Chinatown. Nous piquons à travers un de ces marchés. Ma guide nous dirige vers une autre ruelle, plus petite, encadrée de porte-vélos. Un jeune punk au mohawk est en train de couper un des cadenas, un de ses amis, recouverts de denim, surveille les alentours. Nous les laissons faire et entrons plus loin dans le dédale de ruelles.

Image récupérée: Les ruelles du Chinatown cachent une panoplie de petits commerces indépendants. [ensemblemag.ca]

Les bâtiments environnants sont tellement hauts qu’on se croirait la nuit, mais la lueur des publicités holographiques nous permet de voir où nous mettons les pieds. Ici, des minuscules commerces, comme des bars ou des cuisines pour trois attirent des habitués. Ma guide nous amène à une des portes quelconques qui remplissent les murs, entre les néons et le filage mal rangé. Celle-ci n’est qu’indiquée par une petite pancarte à moitié éteinte qui dépasse du mur de béton à quelques pieds du sol. Barbara me guide dans ce qui se révèle être l’entrée d’un minuscule bar. L’espace debout dans les bars comme celui-ci ne sont visiblement qu’une suggestion : nous nous démenons chacun pour nous asseoir sur un des trois tabourets de faux-cuir disponibles. Les murs sont recouverts de photographies imprimées (!) de voyageurs, capturées autour du monde. Ma guide m’explique que ce sont des photos qui ont été données par les habitués qui viennent parler de leurs aventures avec la propriétaire. La protectrice de ce petit havre de paix est une Vietnamienne chétive portant un bras mécanique qui doit maintenant avoir au moins vingt ans. Elle nous invite à prendre un verre de ruou gao. Barbara me décrit, appuyée en français cassé par la propriétaire, comment la dame produit elle-même cet alcool de riz dans le peu d’espace qu’elle a dans sa chambre. Ma guide dit aimer venir profiter du ruou gao ici, en bonne compagnie.

Quelques verres plus tard, nous reprenons la route en direction de Milton, un quartier étudiant près de l’Université McGill. « Ce n’est pas trop mon genre comme endroit, mais le quartier a un certain vibe, you know? C’est un quartier de jeunes.  Plusieurs vont à McGill, mais, genre, c’est surtout les étudiants pauvres de McGill qui sont à Milton. ‘Pauvres’ est, bien sûr, relatif. Si tes parents peuvent te payer une éducation, t’es pas dans la même race que nous autres, le ti-peuple. »

Milton, anciennement Milton Park, est devenu un hotspot de cafés branchés. Les travailleurs du Redlight choisissent fréquemment Milton pour profiter de ses loyers moins dispendieux. Les nombreux nouveaux immeubles d’habitation dominent la ligne d’horizon du quartier.

Image récupérée: Le Redlight de Montréal est presque aveuglant, le soir venu. [ensemblemag.ca]

Le soir maintenant tombé, nous retournons au Redlight, pour y faire notre tournée. C’est vraiment le soir que le Redlight prend vie : les rues se remplissent de gens en quête de tous les plaisirs imaginables. Ils cherchent du sexe, de l’alcool, de la drogue, de l’amnésie, des jeux de chance, des tatouages regrettables, des expériences braindance inoubliables.

« Le Redlight est probablement le plus grand district de party en Amérique du Nord. Non je niaise même pas. Tous les marins qui atterrissent à Montréal passent leurs congés ici. Beaucoup de Canadiens économisent juste pour venir tout flamber ici: pour passer du temps avec une pute ou juste aller oublier les malheurs de la vie dans le fond d’un verre trop cher. En plus, la popularité du Redlight va sûrement juste continuer d'augmenter : depuis les émeutes, les corporations ont investi le spot. » Il est difficile, effectivement, de ne pas remarquer comment certains des bâtiments portent encore les marques des émeutes meurtrières de 2017 ainsi que tous les projets de construction en cours. Lorsque j’essaie de la questionner davantage sur les émeutes, elle m’offre un shot sans me répondre. Je comprends le message.

Nous passons devant une partie de la rue Saint-Denis dotée d’un « toit » : une immense voûte de métal où les publicités holographiques s’enchaînent sans arrêt. Barbara souligne comment elle connaît des gens qui ont passé 24 heures ici, sans le réaliser. « Il fait toujours clair en dessous de ça, même rendu à deux heures du matin. C’est un endroit traître. »

Les filles et les garçons de joie sont partout, dans le Redlight. Dans chaque vitrine, dans les rues, dans les publicités. Nous passons devant un panneau publicitaire reconfiguré, où la diffusion d’une camgirl se déroule en direct. Un passant utilise le lecteur de credchip intégré au dispositif pour donner un pourboire. Les files d’attente pour les meilleurs clubs de la ville s’allongent déjà. « C’est un peu fou, le Redlight » souligne Barbara. « C’est intoxicant être ici. Tu commences à venir de plus en plus souvent, pis à un moment donné tu clignes des yeux et tu réalises que tu n'as plus d'eddies à ton nom et que t’es pu capable de vivre dans ton propre corps sans tes ‘médicaments’. »

Les services du Redlight sont particulièrement lucratifs pour le crime organisé. Les bordels, les maisons de jeux et les immenses boîtes de nuit représentent un filon doré de revenu pour les plus dangereuses organisations de Montréal. Les guerres de gangs sont une réalité constante dans le Redlight. Les Corriveau dominent ici, mais le statu quo ne tient souvent qu’à un fil.

Je me réveille le lendemain matin dans un des nombreux motels automatisés du Redlight, avec un immense mal de tête, bien sûr. Ce n’est pas ma première fois au Redlight, mais le lendemain de veille restera toujours une expérience désagréable, même avec de la pratique. Je remercie Barbara par texto en essayant de me souvenir des nombreux endroits qu’elle m’a fait visiter.

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